Ça y’est, la nouvelle année est là avec son lot de « bonnes résolutions »…

Chacun y va de son nouvel « objectif », veut laisser une vieille habitude de côté ou en prendre de nouvelles.

bonne idée sur le papier.

Mais vous voulez que je vous dise ?

La plupart du temps, ça ne fonctionne pas.

Enfin si…

Les 3 premières semaines de janvier.

Et puis pfttt…

Ça se degonfle comme un ballon de baudruche.

Pour l’arrêt de la cigarette, c’est souvent idem.

Ce qui me dérange, ce n’est pas le fait que vous aurez probablement gagné quelques dizaines d’euros et que c’est toujours ça d’économisé aussi sur votre santé.

Ce n’est pas qu’après seulement 48h d’arrêt vous allez vous apercevoir de changements intéressants comme un souffle qui revient et une couleur de peau qui redevient plus naturelle…

Non…Ce qui me gêne profondément avec ces bonnes résolutions, c’est qu’elles ne viennent pas du plus profond de soi.

C’est un peu comme les fêtes de Noël, une forme de figure imposée.

Par la culture, par les traditions, etc. Et je ne suis pas contre ça, au contraire.

Ce qui m’exaspère, c’est que ces bonnes résolutions soient plus « imposées » collectivement que venant de chacun individuellement.

Alors on prend la « bonne » résolution d’arrêter de fumer, par exemple.

Au début on est fier.

On s’y tient, avec la volonté seule c’est difficile mais on tient, on a des envies fortes, on se rabat sur la nourriture…

Puis le temps passe et les envies prennent le dessus, on finit par se mettre en boule, et se dire : « allez, juste une bouffée. »

Puis 2… puis une clope.

Puis un paquet…

Et La « Machine » est réenclenchée.

Déception.

Et vous savez quoi ? C’était INÉVITABLE.

Parce que d’une part, vous ne l’aviez pas vraiment décidé.

Et d’autre part, c’était un « effet de mode », qui ne s’adresse qu’à notre part « consciente ».

Aucune prise en compte de nos mécanismes profonds, de nos valeurs, de vos craintes.

Le problème avec la cigarette, c’est qu’elle a vite fait de vous faire comprendre que l’image donnée, elle s’en fiche un peu.

Car vous fumez inconsciemment.

Personne ou presque ne continue a consommer un produit qui a une chance sur deux de le tuer. C’est inconscient.

Alors voilà pourquoi je ne suis pas pour ces « bonnes résolutions » : parce qu’elles ne préservent pas l’intime, l’identité et l’histoire de chacun.

De même qu’une personne obèse n’est pas « coupable » de prendre du poids, une personne qui fume n’est pas « coupable » de fumer.

Or, les bonnes résolutions « populaires » se basent souvent sur une forme de jugement de soi et des autres. Ne faisant alors qu’aggraver les problématiques au lieu de les résoudre.

Je ne parle pas de la perte de confiance qui résulte parfois des échecs suite à ces figures imposées, mais vous avez compris le phénomène.

Bref, l’arrêt du tabac n’est pas qu’une affaire de volonté.

Donc pas une affaire de « bonne » résolution.

La volonté qu’il vous faut lorsque vous fumez, si une part de vous veut arrêter, c’est juste le pas vers celle ou celui qui vous accompagnera à mettre à jour des mécanismes inconscients.

Ces mécanismes qui font que vous fumez… contre votre volonté, justement.